Le coaching thérapeutique

phare et voilier

On utilise rarement le terme « coaching thérapeutique » au Québec.

Habituellement, les professionnels offrent des services de « coaching » (optimisation du potentiel de la personne par le développement de ses ressources/habiletés/talents) ou des services en relation d’aide (relation thérapeutique tournée vers le client, vers ses difficultés et ses défis pour l’aider à retrouver ses repères, pour mieux se comprendre, pour mobiliser ses ressources dans le cadre d’un processus de changement).

L’aspect thérapeutique

En ce qui me concerne, j’ai toujours été fasciné par la complexité du développement et du fonctionnement humain. L’individu par rapport à lui-même, mais aussi l’individu dans ses relations, dans sa façon d’être et de communiquer.

Je me suis donc d’abord tourné vers différentes formations en psychologie et en relation d’aide pour m’assurer d’avoir une base de connaissances solide me permettant de comprendre mes clients, de m’ajuster à la réalité et aux besoins de chacun et d’intervenir adéquatement.

Ces formations m’ont aussi permis de savoir exactement où se situent les limites de mon champ de pratique, conformément à la Loi (voir la Foire aux Questions pour plus de détails).

L’aspect coaching

Il a toujours été essentiel pour moi de considérer l’individu dans sa globalité. De ne pas mettre le focus uniquement sur ce qu’il qualifie de problématique dans son quotidien.

Certes, lorsque quelqu’un me consulte, c’est presque toujours parce qu’il ressent une insatisfaction dans sa vie courante et il faut agir sur cette dernière . Mais, si on ne focusse pas uniquement l’insatisfaction, on se rend vite compte qu’il y a tout un univers à explorer ayant le potentiel de contribuer au mieux-être de la personne:

  • éclaircir ses valeurs;
  • maximiser ses forces;
  • agir sur certaines faiblesses et apprendre à composer avec d’autres;
  • comprendre et accepter ses émotions et celles d’autrui;
  • repenser sa façon de communiquer et gérer différemment les conflits;
  • apprendre à faire preuve de résilience;
  • savoir définir et respecter ses limites envers soi-même et envers les autres;
  • mieux vivre avec son stress, etc.

Les dynamiques relationnelles entre les humains et les techniques de communication sont aussi parmi mes intérêts et préoccupations, ce qui m’a amené vers d’autres types de formation (communication non violente, Psycom avec Guillaume Dulude, etc.).

Tout le monde ne s’entend pas sur les définitions, mais à mes yeux, ce volet tend davantage vers le coaching.

L’importance de notre relation

La qualité de la relation est au coeur de toute démarche en relation d’aide. Un professionnel peut avoir les plus grand diplômes et des compétences extraordinaires, il y aura toujours des clients avec qui ça ne fonctionnera pas.

Parce que le courant passe tout simplement moins bien et que l’alliance thérapeutique ne se crée pas, l’humain étant humain!

Plusieurs clients en sont étonnés, mais vous constaterez que, même en formule virtuelle, il est possible de créer une alliance thérapeutique très forte en très peu de temps!

Le respect et l’authenticité sont des incontournables pour moi.

À la fin d’une séance, mes clients et moi prenons même le temps de revenir sur notre relation thérapeutique pour valider nos perceptions et nous assurer, mutuellement, que nous sommes sur la bonne voie.

Somme toute, je considère avoir une approche profondément humaine qui se veut être le parfait équilibre entre le coaching et la relation d’aide.

C’est ça, pour moi, du « coaching thérapeutique »!

J’utilise aussi une métaphore très forte qui a changé ma vision de la vie et ma compréhension de moi-même. Elle teinte aussi mon approche: La Métaphore du Voilier.

IMPORTANT

Le thérapeute en relation d’aide n’est pas un psychologue, un psychothérapeute, un travailleur social ni un coach de vie. Il est un spécialiste des relations humaines et du fonctionnement de l’être humain en relation.

Comment différencier « thérapeute en relation d'aide », « psychologue », « psychiatre » et « travailleur social »?

Il m’apparaît tout d’abord important de vous partager la définition de la psychothérapie, telle qu’inscrit à l’article 187.1 du Code des Professions, applicable depuis juin 2012 (Loi 21):

« Un traitement psychologique pour un trouble mental, pour des perturbations comportementales ou pour tout autre problème entraînant une souffrance ou une détresse psychologique qui a pour but de favoriser chez le client des changements significatifs dans son fonctionnement cognitif, émotionnel ou comportemental, dans son système interpersonnel, dans sa personnalité ou dans son état de santé. Ce traitement va au-delà d’une aide visant à faire face aux difficultés courantes ou d’un rapport de conseils ou de soutien. »

Bien que les métiers d’accompagnement et de coaching ne soient pas régis par le Code des professions, la Loi 21 est venue statuer sur qui a le droit de pratiquer la psychothérapie, un acte réservé aux psychologues et aux détenteurs d’un permis de psychothérapeute membres de l’Ordre des psychologues du Québec.

Je vous rappelle donc que je ne suis pas psychothérapeute et que je n’offre aucun service de psychothérapie. Je n’accompagne pas non plus les gens en grande souffrance ou détresse psychologique. Pour en savoir davantage sur les pratiques que je suis autorisé à pratiquer, je vous invite à vous référer à la question un peu plus bas.

Pour le moment, voici quelques définitions pour mieux comprendre le champ de pratique de chaque professionnel.

  • Thérapeute en relation d’aide: Il est un spécialiste des relations humaines et du fonctionnement de l’être humain en relation. Ses connaissances sur la psychologie et le développement de l’être humain tout au long de sa vie lui permettent d’apporter du mieux-être et de soutenir la personne dans des périodes difficiles.Le thérapeute en relation d’aide soutient la personne en vue de lui permettre d’acquérir une meilleure connaissance d’elle-même, de mieux comprendre ses relations aux autres dans les différents domaines de sa vie (amoureuse, familiale, professionnel) mais également de comprendre ses insatisfactions, ses besoins et de trouver des moyens pour y répondre. Dans un cadre bienveillant, respectant les règles de confidentialité, de non-jugement, de bienveillance et d’écoute active, le client sera guidé pour retrouver confiance en ses ressources et réaliser ainsi ses objectifs de vie. (Source: Adapté de la définition du Centre de Formation en relation d’aide)

 

  • Psychologue: Le psychologue est un expert du comportement, des émotions et de la santé mentale. Il intervient auprès des personnes qui éprouvent de la détresse ou des difficultés psychologiques. L’exercice de la psychologie consiste à évaluer le fonctionnement psychologique et mental ainsi que déterminer, recommander et effectuer des interventions et des traitements dans le but de favoriser la santé psychologique et de rétablir la santé mentale de l’être humain en interaction avec son environnement. L’information, la promotion de la santé, la prévention du suicide, de la maladie, des accidents et des problèmes sociaux font également partie de l’exercice de la profession auprès des individus, des familles et des collectivités. (Source: Ordre des psychologues du Québec)

 

  • Psychiatre: Un psychiatre est un médecin spécialiste, au même titre qu’un cardiologue ou un chirurgien. Donc, en plus de sa formation médicale générale, il a une formation supplémentaire de cinq ou six ans pendant laquelle il se concentrera sur les maladies mentales. Le psychiatre est le seul spécialiste des maladies mentales qui peut poser un diagnostic basé sur une évaluation complète incluant un examen mental et physique, des analyses de laboratoire, de l’imagerie médicale et une histoire psychosociale détaillée. Une fois le diagnostic posé, le psychiatre peut traiter lui-même la maladie mentale ou coordonner le traitement pour son patient. (Source: Association des médecins psychiatres du Québec)

 

  • Travailleur social: Il aide les personnes et les communautés qui vivent des problèmes, qu’ils soient liés à des situations difficiles, de crise ou de la vie courante. Il élabore avec elles des pistes de solution en fonction de leurs forces et celles de leur milieu (pour améliorer leur bien-être). Ils abordent également la réalité des personnes selon une vision globale qui tient compte de la personne et de son milieu. Plus précisément, son rôle consiste à évaluer le fonctionnement social de l’individu, à déterminer un plan d’intervention et à en assurer la mise en œuvre ainsi que soutenir et rétablir le fonctionnement social de la personne en réciprocité avec son milieu dans le but de favoriser le développement optimal de l’être humain en interaction avec son environnement. (Source: Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec)
En tant que « thérapeute en relation d'aide », quelles pratiques êtes-vous autorisé à exercer?

Un peu plus haut, je vous ai donné la définition de la psychothérapie, un acte réservé que je ne peux en aucun temps pratiquer.

Toutefois, plusieurs interventions ne constituent pas de la psychothérapie, si l’on se réfère toujours à l’article 187.1 du Code des professions. Ainsi, conformément à la Loi et à ce que l’on peut lire à l’article 6 du Règlement sur le permis de psychothérapeute, en tant que thérapeute en relation d’aide, je suis autorisé à exercer les pratiques ci-dessous:

1. La rencontre d’accompagnement qui vise à soutenir la personne par des rencontres, qui peuvent être régulières ou ponctuelles, permettant à la personne de s’exprimer sur ses difficultés. Dans un tel cadre, le professionnel ou l’intervenant peut lui prodiguer des conseils ou lui faire des recommandations.

2. L’intervention de soutien qui vise à soutenir la personne dans le but de maintenir et de consolider ses acquis et ses stratégies d’adaptation en ciblant ses forces et ses ressources dans le cadre de rencontres ou d’activités régulières ou ponctuelles. Elle implique notamment de rassurer, prodiguer des conseils et fournir de l’information en lien avec l’état de la personne ou encore la situation vécue.

3. L’intervention conjugale et familiale qui vise à promouvoir et à soutenir le fonctionnement optimal du couple ou de la famille par l’intermédiaire d’entretiens impliquant souvent l’ensemble de ses membres. Elle a pour but de changer des éléments du fonctionnement conjugal ou familial qui font obstacle à l’épanouissement du couple ou des membres de la famille ou d’offrir aide et conseil afin de faire face aux difficultés de la vie courante.

4. L’éducation psychologique qui vise un apprentissage par l’information et l’éducation de la personne. Elle peut être utilisée à toutes les étapes du processus de soins et de services. Il s’agit de l’enseignement de connaissances et d’habiletés spécifiques visant à maintenir et à améliorer l’autonomie ou la santé de la personne, notamment à prévenir l’apparition de problèmes de santé ou sociaux incluant les troubles mentaux ou la détérioration de l’état mental. L’enseignement peut porter par exemple sur la nature de la maladie physique ou mentale, ses manifestations, ses traitements y incluant le rôle que peut jouer la personne dans le maintien ou le rétablissement de sa santé et aussi sur des techniques de gestion de stress, de relaxation ou d’affirmation de soi.

5. La réadaptation qui vise à aider la personne à composer avec les symptômes d’une maladie ou à améliorer les habiletés. Elle est utilisée, entre autres, auprès des personnes souffrant de problèmes significatifs de santé mentale afin de leur permettre d’atteindre un degré optimal d’autonomie en vue d’un rétablissement. Elle peut s’insérer dans le cadre de rencontres d’accompagnement ou de soutien et intégrer, par exemple, la gestion des hallucinations et l’entraînement aux habiletés quotidiennes et sociales.

6. Le suivi clinique consiste en des rencontres qui permettent l’actualisation d’un plan d’intervention disciplinaire. Il s’adresse â des personnes qui présentent des perturbations comportementales ou tout autre problème entraînant une souffrance ou une détresse psychologique ou des problèmes de santé incluant des troubles mentaux.

Il peut impliquer la contribution de différents professionnels ou intervenants regroupés en équipes interdisciplinaires ou multidisciplinaires. Ce suivi peut s’inscrire dans un plan d’intervention au sens de la Loi sur les services de santé et les services sociaux ou de la Loi sur l’instruction publique, se dérouler dans le cadre de rencontres d’accompagnement ou d’interventions de soutien, telles que définies précédemment et également impliquer de la réadaptation ou de l’éducation psychologique. Il peut aussi viser l’ajustement de la pharmacothérapie.

7. Le coaching qui vise l’actualisation du potentiel par le développement de talents, ressources ou habiletés de personnes qui ne sont ni en détresse, ni en souffrance, mais qui expriment des besoins particuliers en matière de réalisations personnelles ou professionnelles.

8. L’intervention de crise qui consiste en une intervention immédiate, brève et directive qui se module selon le type de crise, les caractéristiques de la personne et celles de son entourage. Elle vise à stabiliser l’état de la personne ou de son environnement en lien avec la situation de crise.

Ce type d’intervention peut impliquer l’exploration de la situation et l’estimation des conséquences possibles, par exemple, le potentiel de dangerosité, le risque suicidaire ou le risque de décompensation, le désamorçage, le soutien, l’enseignement de stratégies d’adaptation pour composer avec la situation vécue ainsi que l’orientation vers des services ou des soins plus appropriés aux besoins.


Source : R.L.R.Q. c C-26, r. 222.1

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